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Comprendre ce symptôme

Ostéoporose à la ménopause

Dernière mise à jour 6 min de lecture
1 sur 3 femmes de plus de cinquante ans subira une fracture liée à l'ostéoporose.

Aperçu

L'essentiel

Ce symptôme est causé par les changements hormonaux que votre corps traverse. Comprendre ce qui se passe vous aide à mieux gérer ce que vous ressentez.

La cause

Les œstrogènes maintiennent l'équilibre entre la destruction et la formation de l'os. Quand vos œstrogènes baissent à la ménopause, l'os se dégrade plus vite qu'il ne se reconstruit. Cette perte est la plus rapide dans les premières années après vos dernières règles. Vous ne ressentez rien pendant ce temps, et c'est justement pour cela que l'ostéoporose est souvent repérée tard.

Ce qui aide

La musculation et l'activité avec impact, assez de calcium par l'alimentation, suffisamment de vitamine D, ne pas fumer et rester modérée avec l'alcool. Si vous êtes plus à risque, une mesure de la densité osseuse (DEXA) vous éclaire. Un prestataire de soins qui connaît bien la ménopause examine avec vous si un suivi ou un traitement est utile.

Honnête et transparent

Les questions les plus fréquentes

Deux termes pour des stades du même processus, et la nuance compte. L'ostéopénie signifie que votre densité osseuse est plus basse que la normale, sans avoir encore atteint le seuil de l'ostéoporose. L'ostéoporose est le stade avancé, où l'os est devenu si poreux qu'il se casse facilement. Les deux se mesurent avec le même examen, si bien qu'un seul résultat vous situe.

En général, on ne la remarque pas, et c'est là toute la difficulté. L'ostéoporose ne provoque ni douleur ni symptôme pendant des années. Elle se révèle souvent lors d'une fracture après une chute anodine, ou lorsque vous perdez peu à peu quelques centimètres et que votre dos se voûte. D'où l'intérêt de savoir si vous êtes plus à risque avant que quelque chose ne se casse.

Tout tient aux œstrogènes. Votre os se renouvelle toute la vie : l'os ancien est détruit, un os neuf prend sa place. Les œstrogènes maintiennent cet équilibre. Quand les œstrogènes baissent à la ménopause, la balance penche vers la destruction, et cela va le plus vite dans les premières années après vos dernières règles.

Toutes les femmes n'en ont pas besoin, ce qui est rassurant. Une mesure DEXA est surtout utile si vous cumulez des facteurs de risque : une ménopause précoce, une fracture de la hanche ou d'une vertèbre chez un parent, un traitement prolongé à la cortisone, un poids corporel bas ou une fracture antérieure après un choc léger. En Belgique, le remboursement est soumis à des conditions précises : les femmes de plus de 65 ans ayant de l'ostéoporose dans la famille, et à tout âge celles qui présentent des facteurs de risque comme une ménopause précoce, un traitement prolongé à la cortisone, une fracture antérieure ou une polyarthrite rhumatoïde. Le remboursement est possible au maximum une fois tous les cinq ans. Votre médecin généraliste évalue avec vous s'il vaut la peine de la faire dès maintenant.

Ils forment la base, mais ne font pas tout le travail seuls. Le calcium est le matériau de construction de l'os, et la vitamine D vous aide à l'absorber. Si vous manquez de l'un ou de l'autre, vos os manquent de matière première. Le calcium protège pourtant mieux vos os associé à l'activité physique, et parfois à un traitement complémentaire. L'alimentation d'abord, un supplément là où c'est nécessaire, en concertation avec un médecin.

Oui, et c'est une réponse honnête que les femmes n'entendent pas toujours. Le traitement hormonal ralentit la perte osseuse qui débute à la ménopause et réduit le risque de fractures. Les recommandations le considèrent comme une option valable pour prévenir l'ostéoporose, en particulier chez les femmes de moins de 60 ans ou dans les dix ans qui suivent la ménopause. Qu'il vous convienne dépend de l'ensemble de votre situation, à discuter avec un prestataire de soins.

L'ostéoporose est le symptôme que vous ne pouvez pas sentir. Pas de douleur, pas de fatigue, aucun signe que quelque chose change. Vos os s'affaiblissent en silence, année après année, et la plupart des femmes ne l'apprennent qu'au moment où quelque chose se casse. C'est à la ménopause que cette perte s'accélère le plus. Vous lirez ci-dessous pourquoi cela arrive, qui est plus à risque, comment on la dépiste et ce qui garde réellement vos os solides.

Un symptôme que vous ne sentez pas

La plupart des symptômes de la ménopause se manifestent : bouffées de chaleur, sommeil haché, tête embrumée. L'ostéoporose, non. Elle évolue en silence et se montre tard. Le premier indice est souvent une fracture après une chute qui, autrefois, n'aurait rien provoqué : un poignet ou une hanche qui cède après un faux pas.

Contrairement aux douleurs articulaires ou aux douleurs musculaires, qui deviennent elles aussi plus fréquentes à la ménopause, l'ostéoporose ne s'accompagne d'aucune gêne qui vous alerte. C'est justement pour cela qu'il vaut la peine d'anticiper. Dans le monde, environ une femme sur trois de plus de cinquante ans subira une fracture liée à l'ostéoporose.1 Ce n'est pas une raison de vous inquiéter, mais une raison de faire le point.

Pourquoi vos os se déminéralisent maintenant

L'os paraît solide et immuable, mais il se renouvelle toute votre vie. Les vieilles cellules osseuses sont constamment détruites et remplacées par des neuves. Tant que les deux restent en équilibre, votre os reste solide.

Les œstrogènes jouent ici un rôle clé : ils freinent la destruction. Quand votre taux d'œstrogènes commence à baisser à la ménopause, ce frein disparaît. La destruction l'emporte sur la formation, et votre densité osseuse diminue.

La perte est la plus importante dans les premières années après vos dernières règles. Durant cette période, une femme peut perdre jusqu'à un cinquième de sa masse osseuse.1 Ensuite, le rythme ralentit. Ces premières années sont donc la fenêtre où il y a le plus à protéger.

Qui est plus à risque ?

L'ostéoporose ne touche pas toutes les femmes de la même façon. Certains facteurs augmentent le risque, et vous pouvez passer la plupart en revue avec votre médecin généraliste.

Une ménopause précoce, avant quarante ans, signifie que vos os passent plus longtemps sans la protection des œstrogènes. Une fracture de la hanche ou d'une vertèbre chez un parent indique une sensibilité héréditaire. Un traitement prolongé à la cortisone (corticoïdes) accélère la perte osseuse, tout comme le tabac et une consommation élevée d'alcool. Un poids corporel bas ou une ossature fine compte aussi : moins d'os au départ.

Vous vous reconnaissez dans un ou plusieurs de ces points ? Ce n'est pas un diagnostic, mais une bonne raison d'entamer la conversation avant que quelque chose ne tourne mal.

Perte de taille et dos voûté

Il existe un signal que vous pouvez, lui, remarquer : votre taille. À mesure que les vertèbres se tassent, vous perdez quelques centimètres et votre dos se courbe vers l'avant. Cela se produit souvent sans douleur vive, progressivement au fil des ans.

Soyez attentive à une douleur dorsale soudaine et intense, sans cause évidente, ou à une douleur qui s'aggrave quand vous vous tenez debout ou que vous marchez. Elle peut indiquer une fracture vertébrale et mérite un examen chez votre médecin. Si vous chutez et que quelque chose se casse sous un choc limité, faites également contrôler votre densité osseuse, quel que soit votre âge.

Comment on dépiste l'ostéoporose

Comme vous ne ressentez rien, une mesure est le seul moyen d'en avoir le cœur net. Elle se fait avec une mesure de la densité osseuse, l'examen DEXA (densitométrie osseuse). C'est un examen court et indolore, à très faible dose de rayons, qui mesure la densité de vos os, en général au niveau de la hanche et du bas du dos.

Le résultat vous est donné sous forme de T-score. Selon l'Organisation mondiale de la santé, on parle d'ostéoporose à partir d'un T-score de -2,5 ou moins. Entre la normale et ce seuil se situe l'ostéopénie : une densité osseuse réduite qui demande de l'attention sans être encore de l'ostéoporose.

En Belgique, le remboursement est soumis à des conditions précises. Il concerne notamment les femmes de plus de 65 ans ayant de l'ostéoporose dans la famille et, quels que soient l'âge et le sexe, les personnes qui présentent des facteurs de risque particuliers : une ménopause précoce, un traitement prolongé à la cortisone, une fracture antérieure ou une polyarthrite rhumatoïde. L'examen est alors remboursé au maximum une fois tous les cinq ans. Votre médecin généraliste évalue si vous remplissez les conditions et si c'est utile dès maintenant. Un doute ? Posez la question. La clarté vaut mieux que d'attendre qu'une fracture survienne.

Ce que vous pouvez faire vous-même

L'ostéoporose ne se prévient pas avec une seule mesure, mais avec des habitudes qui soutiennent l'os de plusieurs côtés. Elles agissent le mieux quand vous commencez tôt, dans les années autour de la ménopause.

  • Renforcez vos muscles et sollicitez vos os. L'os se renforce sous l'effet de la force et de l'impact. La musculation, la marche soutenue, monter les escaliers ou sauter poussent vos os à se consolider.
  • Prenez assez de calcium par l'alimentation. Les produits laitiers, les légumes verts, les noix et une eau riche en calcium fournissent les matériaux. L'alimentation d'abord, un supplément seulement là où il est utile.
  • Surveillez votre vitamine D. La vitamine D vous aide à absorber le calcium. Sous nos latitudes, votre peau en fabrique trop peu en hiver, si bien qu'un supplément est souvent judicieux.
  • Arrêtez de fumer et restez modérée avec l'alcool. Les deux accélèrent la perte osseuse. Réduire est bénéfique à tout âge.

Vous n'avez pas à le faire parfaitement. La régularité pèse plus lourd que l'intensité.

Le traitement hormonal protège-t-il vos os ?

Ici, la réponse peut être claire : oui. Le traitement hormonal ralentit la perte osseuse accélérée de la ménopause et réduit le risque de fractures. Les recommandations belges comme internationales le reconnaissent.2,3,4,5,6

Pour les femmes de moins de 60 ans, ou dans les dix ans qui suivent leurs dernières règles, le traitement hormonal est considéré comme une option valable pour prévenir l'ostéoporose, surtout si vous avez aussi d'autres symptômes de la ménopause. Qu'il vous convienne dépend de votre situation personnelle et de vos antécédents.

Il existe par ailleurs des médicaments qui agissent spécifiquement sur l'os, comme les bisphosphonates. Ils constituent une alternative à part entière au traitement hormonal. Le choix dépend de votre densité osseuse, de votre risque de fracture et de vos antécédents, et il se décide avec un médecin.

Où trouver de l'aide ?

Si vous voulez savoir si vos os méritent de l'attention, vous n'avez pas à démêler cela seule.

Votre médecin généraliste est un bon premier interlocuteur. Il ou elle passe en revue vos facteurs de risque, demande au besoin une mesure de la densité osseuse et vous oriente vers un gynécologue ou un médecin spécialisé dans la santé osseuse. Certains hôpitaux belges proposent aussi une consultation dédiée à l'ostéoporose ou à la ménopause.

Vous préférez parler directement à quelqu'un qui connaît la ménopause au quotidien ? Sur Uma, vous trouvez des prestataires de soins spécialisés dans la (péri)ménopause. La consultation se déroule en ligne, vous y abordez tous vos symptômes, la santé de vos os comprise, et vous repartez avec un plan concret. Uma est active surtout en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en France, mais toute femme en Europe peut consulter un prestataire de soins sur Uma. Les prescriptions sont valables dans toute l'Europe.

Sources

  1. International Osteoporosis Foundation. About osteoporosis.
  2. Rozenberg, S. et al. (2026). Recommandations Ménopause. Belgian Menopause Society.
  3. National Institute for Health and Care Excellence (2024). Menopause: identification and management. NICE Guideline NG23.
  4. Levin, V.A., Jiang, X. & Kagan, R. (2018). Update on Menopausal Hormone Therapy for Fracture Prevention. Current Osteoporosis Reports, 16(6), 716–722.
  5. CBIP (2025). Traitement hormonal de la (péri)ménopause : le point sur les avantages et les inconvénients.
  6. INAMI (2024). Réunion de consensus : La prise en charge de la ménopause.

Le contenu de cette page est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Consultez un médecin pour une évaluation personnalisée.

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Uma

Écrit par

Uma Health