Greene Climacteric Scale : le test en ligne
Peut-être vous demandez-vous depuis un moment si ce que vous ressentez est lié à la (péri)ménopause. Peut-être avez-vous déjà consulté un médecin sans obtenir de réponse satisfaisante. Dans les deux cas, la Greene Climacteric Scale (GCS) peut vous aider.
Vérifié médicalement par Dr William Declerck, médecin
Vérifié le . Temps de lecture : 8 minutes.
Cela prend environ 5 minutes, et vos résultats vous sont envoyés par email.
Remplissez la version adaptée du questionnaire GCS
Le questionnaire ci-dessous est basé sur la Greene Climacteric Scale, avec l’ajout des symptômes vulvo-vaginaux. Le remplir prend en moyenne cinq minutes. Vos résultats vous seront envoyés par mail afin que vous puissiez les conserver ou les apporter lors d’une consultation. Si vous avez un compte Uma, vous les y retrouverez également.
Un questionnaire complété ne constitue pas un diagnostic. En revanche, il peut servir de point de départ concret pour une conversation qui est parfois difficile d’entamer autrement.
Échelle climatérique de Greene
Ce que signifie votre score
Chacune des 21 questions de Greene est notée de 0 (pas du tout) à 3 (extrêmement). Additionnées, elles donnent un total compris entre 0 et 63 : plus votre total est élevé, plus vos symptômes pèsent sur vous. Uma ajoute 4 questions sur la vessie et le vagin ; la façon dont elles comptent dans votre résultat reste à confirmer.
Imaginons que vous obteniez un score de 15. Cela signifie que vous ressentez régulièrement des symptômes, dans plusieurs catégories, avec un impact sur votre quotidien. Ce n’est pas quelque chose à minimiser. Ce n’est pas non plus une raison de paniquer. C’est une information.
Un score supérieur à 12 sur la GCS complète est associé, dans la recherche, à une charge symptomatique importante. Les femmes qui se situent dans cette tranche bénéficient souvent d’un échange avec un professionnel de santé spécialisé dans la périménopause — quelqu’un qui prend le temps d’examiner la situation dans son ensemble.
Ce que le score permet avant tout, c’est un discours structuré de votre vécu. Vous n’arrivez plus en consultation avec un ressenti vague difficile à expliquer. Vous avez une vue d’ensemble. Cela permet une discussion plus claire, pour vous comme pour le professionnel de santé.
Et maintenant ?
À vérifier vous-même
Quel est votre score ?
Si vos symptômes persistent malgré un score bas, cela en dit davantage sur les limites d’un questionnaire que sur la réalité de ce que vous vivez. Il peut, malgré tout, s’agir de la périménopause, ou d’un autre facteur sous-jacent. Dans les deux cas, il peut être utile d’en parler avec un professionnel de santé, qui prendra en compte la périménopause dans son évaluation de votre situation.
Vos symptômes sont présents et impactent votre quotidien. C’est là une situation qui mérite une discussion concrète. Apportez vos résultats à un médecin et demandez un échange approfondi au sujet de l’ensemble de vos symptômes.
Vous présentez des symptômes importants dans plusieurs catégories. Vous n’avez pas à traverser cela seule. Apportez vos résultats à un médecin qui s’y connait et, plus besoin de partir de zéro, vous disposez désormais d’une vue d’ensemble accessible.
Choisissez la réponse qui correspond à votre résultat.
Qu’est-ce que la Greene Climacteric Scale et pourquoi est-elle utilisée ?
La Greene Climacteric Scale a été développée par le chercheur britannique J.G. Greene1 et est utilisée dans le monde entier par des médecins et des spécialistes de la ménopause. Elle est utilisée dans la recherche clinique sur la périménopause ainsi que pour préparer les consultations.
Le questionnaire comprend 21 questions. Pour chacune d’entre elles, vous indiquez dans quelle mesure vous ressentez un symptôme donné, sur une échelle de 0 à 31 :
- 0 : Pas du tout (le symptôme est absent)
- 1 : Un peu (occasionnel, pas perturbant)
- 2 : Assez (fréquent, perturbant pour les activités)
- 3 : Extrêmement (très fréquent, les activités doivent être interrompues)
La GCS permet donc de mettre des mots sur des symptômes parfois difficiles à exprimer et offre un point de départ pour toute discussion avec un professionnel de santé.
Que mesure la GCS ?
Le questionnaire couvre cinq catégories de symptômes. Certains vous sembleront familiers. D’autres peuvent être plus surprenants.
Symptômes psychologiques
11 questions
Une irritabilité soudaine. Un manque de patience. Une inquiétude face aux choses du quotidien, qui ne vous ressemble pas vraiment. Une baisse de moral, sans pour autant parler de dépression. Ces symptômes sont rarement d’emblée associés aux hormones — et c’est précisément pour cela qu’ils restent souvent longtemps inexpliqués.
Symptômes physiques
7 questions
Douleurs articulaires, maux de tête, palpitations, vertiges, fourmillements dans les mains ou les pieds.1 Ce sont les symptômes qui conduisent le plus souvent à des examens médicaux inutiles, car ils ne sont pas spontanément associés aux fluctuations hormonales. Pourtant, ils font pleinement partie du tableau.
Symptômes vasomoteurs
2 questions
Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Ce sont là les symptômes les plus connus, mais ils n’apparaissent pas toujours au début de la périménopause. Par exemple, une absence de bouffées de chaleur ne signifie pas forcément que vous n’êtes pas en périménopause.
Fonction sexuelle
1 question
Symptômes vulvo-vaginaux
4 questions, ajoutées par Uma
Sécheresse vaginale, irritations, démangeaisons, infections à répétition, changements quant à la fonction urinaire. Ces symptômes sont étroitement liés à la baisse d’œstrogènes.2,4 Ils font partie des aspects les moins diagnostiqués et évoqués de la périménopause.2,3
Beaucoup de femmes vivent avec ces symptômes pendant des années. Non pas parce qu’ils ne les gênent pas, mais parce qu’elles ne savent pas qu’ils peuvent être liés à la (péri)ménopause, ou ne savent pas comment en parler. Le Dr William Declerck, médecin et cofondateur d’Uma, inclut systématiquement cette catégorie dans son évaluation. Sinon, ces symptômes passent trop facilement inaperçus — et restent sans prise en charge.
La GCS ne permet pas d’établir un diagnostic et ne remplace pas un avis médical. Mais elle vous aide à avoir une vision plus claire de ce que vous vivez. C’est le point de départ.
Comment la périménopause se traduit-elle au quotidien ?
La périménopause est la période transitoire qui précède la ménopause. Elle commence généralement entre le début et le milieu de la quarantaine, parfois dès 35 ans. Les ovaires commencent à produire moins d’œstrogènes et de progestérone. Ce processus est progressif et irrégulier.
Étonnement, les règles peuvent rester tout à fait normales. Il n’y a pas de point de départ clair, pas de moment précis où la périménopause commence. Cela la rend difficile à identifier — autant pour les femmes elles-mêmes que pour les médecins
Sautes d’humeur, troubles du sommeil, douleurs articulaires, palpitations, difficultés à se concentrer...1,4 Les symptômes sont variés et sont souvent confondus avec du stress ou un burn-out. Beaucoup de femmes qui consultent leur médecin traitant s’entendent dire que leurs prises de sang sont normales. C’est souvent vrai, mais ce n’est qu’une partie du tableau.5
La GCS peut être utile à trois moments clés. Si vous commencez à vous demander si ce que vous ressentez est lié à la périménopause, elle vous aide à mieux structurer vos symptômes. Si vous avez déjà consulté un médecin sans obtenir de réponse claire, elle aide à mieux orienter la discussion lors d’une prochaine consultation. Et si vous suivez déjà un traitement, elle vous permet de suivre l’évolution de vos symptômes au fil du temps.
Sources (5)
Les informations présentes sur cette page sont basées sur des publications scientifiques évaluées par des pairs, ainsi que sur des recommandations cliniques reconnues. Les interprétations cliniques ont été revues par le Dr William Declerck, médecin (MD).
- Greene, J.G. (1998). Constructing a standard climacteric scale. Maturitas, 29(1), 25–31.
- Faubion, S.S., Sood, R. & Kapoor, E. (2017). Genitourinary syndrome of menopause: management strategies for the clinician. Mayo Clinic Proceedings, 92(12), 1842–1849.
- Gandhi, J. et al. (2016). Genitourinary syndrome of menopause: an overview of clinical manifestations, pathophysiology, etiology, evaluation, and management. American Journal of Obstetrics & Gynecology, 215(6), 704–711.
- Rozenberg, S. et al. (2026). Recommandations Ménopause. Belgian Menopause Society.
- National Institute for Health and Care Excellence (2015, mise à jour 2026). Menopause: identification and management. NICE Guideline NG23.
Le contenu de cette page est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé pour une évaluation personnalisée.
Questions fréquentes
Non, et il est important de le savoir avant de commencer. La GCS met en évidence votre profil symptomatique. Un professionnel de santé utilise votre score, associé à l’ensemble de votre historique de symptômes, pour poser une évaluation. Le questionnaire est un point de départ, pas un verdict final.
Oui. C’est l’une des idées reçues les plus fréquentes sur la (péri)ménopause. Les fluctuations hormonales commencent souvent plusieurs années avant tout changement du cycle — tout comme les symptômes associés. C’est justement pourquoi la GCS ne vous demande pas d’informations sur vos règles.
Si vous avez fait une prise de sang et qu’on vous a dit que tout était normal, cela peut être frustrant mais ce n’est pas surprenant. Pendant la (péri)ménopause, les niveaux hormonaux varient en permanence. Une mesure ponctuelle dit peu de choses sur ce que vous ressentez au quotidien. La GCS met en évidence votre profil symptomatique.
Faites confiance à votre ressenti. Des symptômes persistants, malgré un score faible, restent une raison suffisante d’engager une discussion avec un professionnel de santé spécialisé en (péri)ménopause. Un questionnaire a ses limites, pas votre expérience.
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